Analyse de pointe dans le domaine de la biologie spatiale appliquée aux lymphomes.
Interview des Dr. Pierre Milpied, Pr. Camille Laurente, Dr. Mikaël Roussel
Malgré les progrès thérapeutiques pour le traitement des lymphomes, de nombreux défis persistent pour comprendre notamment les mécanismes de résistance, identifier de nouveaux biomarqueurs pronostiques ou encore découvrir des traitements spécifiques.
La biologie spatiale constitue aujourd’hui une réponse particulièrement prometteuse à ces enjeux. L’ajout de cette dimension spatiale dans les techniques d’analyse permet d’étudier l’ensemble du contexte tissulaire et les relations entre les cellules voisines.
Par l’analyse d’un échantillon provenant d’un tissu entier, les cellules sont caractérisées sans perturber ni leur position les unes par rapport aux autres, ni l’architecture du tissu.
L’exploitation des technologies spatiales d’imagerie transcriptomique et protéomique vise donc à décrypter plus spécifiquement l’organisation du microenvironnement tumoral dans les lymphomes.
Démarré en 2024, le projet Spatialomics réunit trois équipes :
Ce travail collaboratif a pour objectif de développer un savoir-faire unique et des outils performants dédiés à la production et à l’analyse de données de transcriptomique et protéomique spatiales via des prélèvements de patients atteints de lymphomes, tout en mobilisant des compétences et expertises complémentaires dans les domaines de la bio-informatique et de l’immunologie.
Il s’agit donc d’une avancée majeure pour mieux comprendre les mécanismes biologiques complexes et ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées.